Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 

L'Afrique doit investir 93 mds $/an pour mettre ses infrastructures à niveau (Lagarde)
Les économies africaines ont besoin d'investir  93 milliards de dollars par an pour mettre leurs infrastructures à niveau, afin  d'accompagner et soutenir leur forte croissance, a estimé jeudi la directrice  générale du FMI, Christine Lagarde.
Maputo, la capitale du Mozambique, abrite à compter de ce jeudi la Conférence internationale sur le développement de l’Afrique subsaharienne, baptisée «Africa Rising». Organisée conjointement par le Fonds monétaire international et le gouvernement du Mozambique, cette conférence va dresser le bilan des résultats économiques de l’Afrique subsaharienne et se pencher sur les enjeux actuels de la région.
Reconnaissant le formidable développement de l'Afrique subsaharienne ces  dernières années, avec une croissance d'environ 5,5% encore attendue cette  année, Mme Lagarde a souligné que le retard du continent en matière  d'infrastructures, des axes de transports à la production d'électricité,  restait un sérieux handicap.
Ce sont les infrastructures qui attirent les investissements
  "Seules 16% des routes (d'Afrique) sont goudronnées, contre 85% en Asie du  Sud. Ces lacunes représentent des coûts énormes pour les entreprises, et pour  les gens", a-t-elle déclaré à l'ouverture d'une conférence à Maputo consacrée à  "l'essor de l'Afrique".

Ces trois dernières décennies, la production d'électricité par habitant n'a  pas augmenté, a-t-elle aussi relevé.
"Des infrastructures de haute qualité peuvent être susceptibles d'attirer  les investissements étrangers", a noté Christine Lagarde.
La patronne du FMI a qualifié d'"absolument remarquables" les progrès  réalisés par les pays africains ces dernières années, en grande partie grâce  aux revenus tirés de l'exportation de ressources naturelles.
Mais la conférence de Maputo doit aussi examiner les risques qui menacent  les économies de la région.
L’Afrique n’est pas en essor pour les citoyens ordinaires
Le premier d'entre eux est une baisse des exportations, si la croissance  devait ralentir davantage dans les principaux pays émergents, et surtout en  Chine. Cette dernière est particulièrement friande des ressources africaines,  comme le cuivre, le pétrole et le gaz, pour fabriquer des objets de  consommation courante qui abreuvent le monde entier.

En outre, la pauvreté reste immense. Avant la conférence, les groupes de  défense des droits de l'homme ont remis en cause la vision optimiste de  "l'essor de l'Afrique".

"L'Afrique n'est pas en essor pour les citoyens ordinaires", a regretté la  directrice de l'ONG Oxfam International, Winnie Byanyima.

Un argument que ne conteste pas Christine Lagarde. "Permettez-moi d'être  franche. Dans de trop nombreux pays, les revenus provenant des industries  extractives sont accaparés par quelques-uns", a-t-elle lancé jeudi.

"L'exploitation minière peut représenter une part importante de la  production et des exportations, mais contribue souvent relativement peu aux  recettes budgétaires et à la création d'emplois", a ajouté la responsable.
Après avoir salué pendant des années le développement économique de  l'Afrique, les décideurs réunis à Maputo évoquent maintenant une deuxième phase  de croissance qui verrait les progrès profiter à tous.
(Avec AFP)
 
- See more at: http://www.leconomiste.com/categorie/afrique#sthash.9H5DtQHd.dpuf

Tag(s) : #ECO INTERNATIONALE

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :