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Darchari MIKIDACHE, principal animateur du think tank "CEEC",  économiste et inspecteur des finances publiques

Darchari MIKIDACHE, principal animateur du think tank "CEEC", économiste et inspecteur des finances publiques

_Par Darchari MIKIDACHE, économiste fiscaliste, président du think tank "CEEC"

www.ceec-comores.com

 

Le changement commence par une justice impartiale et égale pour tous

La volonté politique est essentielle pour développer notre pays les Comores mais elle ne suffit pas elle-même si les fondamentaux ne sont pas au rendez-vous. Le pays dispose des atouts et des compétences nécessaires pour rebondir et se hisser au rang des grands acteurs du continent de la décennie à venir. Les ressources humaines ne sont pas exclusives à la diaspora, elles sont importantes sur le plan national. Seulement les bonnes personnes ne sont pas placées aux postes correspondant à leurs compétences et qualifications. Le développement du pays implique de disposer de ressources humaines qui répondent aux défis et aux objectifs que doit se fixer l’Action Publique. Il est essentiel de distinguer les postes techniques pour lesquels le recrutement doit se faire par concours, des postes politiques pourvus par mandats électifs.

 

Par Darchari Mikidache, président du think tank "Cercle des Économistes et des Experts Comoriens (CEEC)

 

En conséquence, le renouveau du pays voire sa renaissance implique le choix de femmes et d’hommes à la hauteur des défis auxquels il est confronté. On aura beau appliquer telle ou telle théorie ou politique, mais si les responsables publics censés appliquer les directives ou le programme décidé par les plus hautes autorités élues, ne sont pas à la hauteur des enjeux, alors aucun progrès n’est à espérer. Cela est d’autant plus vrai que les mesures qui pourraient être mises en œuvre seraient sans effet.

D’où la nécessité de disposer au préalable de dirigeants intègres, exemplaires, compétents et capables de dire non à la corruption.


Les responsables politiques doivent non seulement être exemplaires mais également capables de sanctionner leurs propres entourages. Un signal fort de fermeté et de volonté d’appliquer le principe d’impunité zéro doit être donné à la Nation Comorienne très tôt et très rapidement dès la prise de fonction. La tolérance zéro et l’impunité zéro ne doivent pas être de vains mots. Des actes concrets sont attendus par la population dans son ensemble. Sans une justice impartiale, équitable et égalitaire, aucun développement économique et social n’est ni envisageable ni viable. Ensemble, nous devons militer pour un réel changement à commencer par le renforcement de l’éducation civique dans la sensibilisation à la lutte contre la corruption et pour une véritable justice. Par ailleurs, il convient de doter la Nation et le système éducatif d’un programme de prévention sur les méfaits de la corruption sur la vie quotidienne et l’avenir du pays.


Les mesures proposées par les magistrats et juges à la demande du président de l’Union des Comores pour réformer la justice doivent comprendre l’institutionnalisation d’une Cour de Magistrature du pouvoir judiciaire. Cette dernière devra intégrer notamment un programme d’évaluation du travail des juges avec possibilité de sanctions disciplinaires, civiles et pénales en cas de corruption avérée, d’enrichissement illicite et de partialité dans les décisions de justice. Il est essentiel de mettre en place un système d’auto-saisine de cette cour et de facilitation d’une exécution effective et rapide des décisions de justice, avec l’introduction de la notion de peines incompressibles. Les sanctions doivent être aussi fiscales par un examen de la situation financière personnelle de tout contribuable, agent public ou magistrat concerné par les faits de corruption avec une obligation de justifier les origines des revenus et patrimoine acquis, en cas de train de vie disproportionné au regard des revenus légaux.

L' application équitable et impartiale de la loi est une condition indispensable à la construction d un État de droit. Sa garantie suppose le respect de l' autonomie et de l' indépendance de juges et une application équitable et impartiale des lois. Toute personne est justiciable et nul n'est au dessus de la loi.

Le développement du pays n’est pas envisageable sans ce programme. Le temps des actes concrets est venu pour la sauvegarde de notre pays.

 

Tag(s) : #Justice

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