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Darchari MIKIDACHE, président du think tank "Cercle des Economistes et des Experts Comoriens (CEEC) www.ceec-comores.com

Darchari MIKIDACHE, président du think tank "Cercle des Economistes et des Experts Comoriens (CEEC) www.ceec-comores.com

Par Darchari MIKIDACHE, président du think tank “Cercle des Économistes et des Experts Comoriens (CEEC)“

Notre pays dispose de potentialités et richesses touristiques inouïes afin d’engager une véritable politique touristique, créatrice d’emplois et de croissance économique inclusive. En effet, les richesses touristiques dont dispose notre pays sont nombreuses.

Il n’est nul besoin de les citer pour s’en rendre compte (patrimoine historique des sultans, vestiges passés, sites d’excursion, découverte de la faune et la flore, plages, zones de repos, plongées...).

Néanmoins, elles ne sont toujours pas suffisamment valorisées comme elles devraient l’être pour créer un engouement touristique digne de ce nom.

Pourtant, le tourisme comorien pourrait constituer un facteur de croissance économique et social, générateur de revenus et créateur d’emplois durables.

La promotion du tourisme comorien ne doit pas reposer uniquement sur la communication.

Il convient de mettre en œuvre une organisation, des services et des produits touristiques attractifs, compétitifs pour développer le tourisme local par et pour la population afin de faire découvrir les îles de l’Archipel des Comores ainsi qu’un tourisme organisé et compétitif pour les visiteurs.

Il ne suffit pas de les montrer en photos avec un langage rêveur pour attirer les touristes. Il est absolument nécessaire de concevoir une stratégie novatrice, globale et bien conçue afin de susciter même l’envie aux citoyens nationaux et à la diaspora.

C’est à partir d’un tel contenu qu’il sera possible de faire une véritable promotion du tourisme comorien.

Il est primordial que le Ministère du Tourisme en particulier la Direction Générale du Tourisme et l’Office National du Tourisme (O.N.T) en collaboration avec les opérateurs économiques, notamment les hôtels, les parcs, les villages et les régions s’attachent à mettre en place de véritables produits touristiques adaptés, et accessibles à la population et aux touristes avec des tarifs forfaitaires attractifs et abordables.

Il est absolument nécessaire que le Ministère impulse une politique attractive en matière de prix pour rendre accessible les produits touristiques à un grand nombre. Pour ce faire, il convient qu’il crée après consultation et négociation avec la chaîne des opérateurs économiques concernés, des tarifs et des forfaits touristiques comme des tickets services touristiques (TST).

Pourquoi la Direction générale du tourisme ne négocierait-elle pas des tarifs groupés compétitifs ou forfaits tout compris pour des produits de visites “découverte des îles“ (vols aller/retour avec une ou deux compagnies aériennes inter-îles, ou bateaux aller/retour pour un week-end ou une semaine, services guides agréés, pension complète, ou demi-pension, séjours à l’hôtel, location de voitures durant la période)?

Une telle politique aurait plusieurs avantages, à commencer par développer le tourisme local en faisant découvrir les autres îles à la population durant un week-end ou une semaine, voire plus. Elle créerait de nouveaux marchés ou débouchés pour les opérateurs économiques acceptant de participer à cette nouvelle politique touristique. Cela augmenterait le taux de remplissage des hôtels, créerait de nouveaux besoins et donc de nouveaux services. De tels produits généreraient plusieurs centaines d’emplois pour les jeunes et les moins jeunes après formation, notamment dans les métiers de la restauration, guides touristiques et emplois annexes. Bien entendu, les guides agréés par le Ministère du Tourisme ne seraient pas forcément des agents publics, mais des agents autonomes qui pourraient être rémunérés en fonction de leurs prestations avec des tarifs négociés et fixés au préalable par le Ministère de tutelle sur un catalogue comprenant les tarifs et les prestations dispensées.

Pourquoi ne pas solliciter les opérateurs touristiques des îles voisines comme l’île Maurice et les Seychelles ou l’île de Zanzibar, afin de négocier des forfaits “Découverte des îles Comores“ pour que les touristes visitant ces îles viennent séjourner pendant une semaine aux Comores à des tarifs défiant toute concurrence ?

Pourquoi ne pas envisager à terme après négociation avec une compagnie, de faire au départ de France ou d’autres pays, des billets “Découverte des îles Comores“ (Ngazidja, Ndzuani, Moili et Maoré) comprenant l’hôtel, demi-pension ou pension complète, visite des îles en bateau, tout compris pour deux ou trois semaines avec des options sur des produits et services touristiques créés avec l’aval du Ministère du tourisme ?

Pourquoi ne pas aménager les petites îles ou îlots comme Chissiwa Bouzi et bien d’autres, pour en faire des lieux de villégiature ou bases de loisirs pour la population et les touristes ?

Il existe une variété et autant de combinaisons de produits touristiques de haute qualité comme la plongée sous-marine, la découverte des baleines, la visite du mont Ntringui, l’excursion pour le volcan Karthala, du lac salé ou du trou du prophète, celle de la zone de production laitière de Bambao à Nioumakelé, la visite des vestiges et tombeaux des sultans, les festivités des grands mariages, la découverte des sources d’eau comme Dzialandzé...

Bien entendu, la protection de l’environnement en particulier la faune et la flore ainsi que la préservation des rivières et du patrimoine historique nécessitent une campagne d’information et de sensibilisation de la population sur une telle politique.

Les investissements en matière d’infrastructures, à commencer par la réduction des délestages électriques, restent des actions prioritaires pour assurer un véritable essor au tourisme Comorien.

C’est à ce prix, qu’une campagne de promotion du tourisme Comorien avec des moyens adéquats, aura des effets significatifs sur un afflux important de touristes pour la destination Comores.

Bien entendu, aucune politique touristique ne sera ni viable, ni durable, sans une stratégie offensive et volontariste de réduction des coûts du transport aérien et maritime à destination des Comores. Les autorités publiques, en particulier le Ministère des Transports et du Tourisme est invité à mettre en œuvre rapidement une stratégie gagnant-gagnant avec les compagnies aériennes internationales afin que les prix des billets soient aussi compétitifs que pour aller aux Seychelles, à l’Ile Maurice ou à Madagascar.

Pour le développement des Comores, la mise en œuvre d’un tel programme implique la mobilisation de nous tous.

Darchari MIKIDACHE

Contact : ceec.comores@gmail.com

www.ceec-comores.com

Tag(s) : #Tourisme

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